résidence 1

composition par chantal t paris

résidence thématique 〉 recherche-action 

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galerie skol


résidence guidée par karen elaine spencer.

impulsée par annie zielinski, livienne hélène césar grenier et priscilla rojas kauffmann y linares.

avec la participation de anne-marie ouellet, simon m. benedict, chantal t paris et paul aloisi.

〉 juin—août 2010

matière

projet à relais associant des duos d’artistes, qui consistait à mettre en boucle l’œuvre et sa documentation sur un principe d’émulation créative, tour à tour réalisée dans l’espace public et dans celui de la galerie.

la documentation, ici considérée comme acte de création, faisait partie prenante de l’évolution et du développement de l’œuvre-intervention.

l’ensemble visait à mener une réflexion active sur la notion de déplacement et sur le rapport individuel et collectif à l’oeuvre. →

→ le public a été invité à participer à une causerie avec les artistes de l’inévitable, qui avait pour thème la documentation et ses enjeux au sein du projet.

oeuvre

la résidence s’est amorcée sur un atelier donné par karen elen spencer. de là, cinq duos d’artistes ont été formés et un horaire de travail a été décidé. nous disposions ensuite de quelques jours pour réaliser nos créations — une oeuvre et une documentation chacun.e —, avec comme seule consigne de respecter le lieu précisé où la produire, soit à l’intérieur ou à l’extérieur de la galerie.

en amorce, le 14 juillet, la documentation d’une oeuvre non connue a été remise à paul, qui a créé une pièce s’en inspirant dans l’espace public. celle-ci a été documentée par simon. poursuivant ce cycle dans le même ordre, les diades livienne hélène/priscilla, anne-marie/chantal, simon/paul ont alterné la production de l’oeuvre et de sa documentation, dans l’espace galerie et dans lespace public.


en final, prenant le relai sur la documentation de paul, j’ai travaillé dans l’espace public pour créer mon volet d’oeuvre. annie en a fait une documentation, terminée le 18 août, qui a pris la forme d’une affiche mesurant 25 x 30 pouces.

sur les deux tiers du carton, formant une sorte de constellation, on voit la représentation imagée de pistes audio qui s’accompagnent chacune d’un petit chiffre. dans le bas, se trouve la légende correspondante, où figurent les mots recuillis et enregistrés lors d’une marche dans la ville.

le vendredi 13 août, je m’étais baladée au hasard dans 3 quartiers de Montréal, iPod en main muni d’écouteurs avec micro, avec l’intention de glaner des unités de mots. Au fil de cette déambulation, j’ai demandé à diverses personnes, hommes et femmes de nationalités, d’âges et de genres variés de me dire un mot, un seul significatif pour elles.eux, que j’enregistrais via la fonction dictaphone de mon appareil. 133 voix se sont prêtées au jeu, produisant autant de fichiers sonores qui ont donné lieu à une composition que j’ai intitulée 133 voice memos balade (paradigme ordinaire).

l’écouter ici

annie a converti en images chacun des mots compréhensibles pour elle et les as disposés selon un ordre aléatoire sur la plage d’une image devenue affiche. la densité des couleurs de ces pistes varie subjectivement selon sa propre appréciation des mots.


la documentation faite par annie, qui cloture ce projet à relai, constitue ainsi une oeuvre-somme, issue de nos actions cumulées, fruit de différentes stratégies, de négociations, de lignes de partage et de force.
 
la création est particulière, mais elle n’appartient à personne en particulier