mémoire

composition par chantal t paris

mémoire de maitrise

titre 〉 écrire à l’oeuvre. pratiques de la transécriture en art actuel. pouvoirs de l’art acte_s.

guide 〉 johanne lalonde

@

études des arts — université du québec à montréal

〉 avril 2013

lien vers le mémoire

matière

l’écrit comme vecteur d’attentions, d’expériences et de relations poïétiques.


recherche-création • art actuel • art hypermédiatique • écriture • transécriture • performativité • littérarité • sensorialité • politique • poïétique • acoustique.

cristallisation

cet ouvrage est l’histoire d’une mémoire vive, qui se déploie dans un espace et une temporalité étendus, balisée par la première et la dernière lettre bien que truffée d’ouvertures d’amont en aval et d’échappées en cours de route.

un projet d’écriture qui rend vibrantes ses relations avec la création, en leur faisant prendre place et forme dans l’actualité même du texte.

une présence, qui porte l’attention sur ce qui la précède, la suit et la relance tout au long de son processus : l’écoute, la lecture.

〈 un environnement acoustique

une pratique qui estime que l’infiniment grand peut s’exprimer par la parcelle, que le savoir peut émerger de la subjectivité, de la performativité, de la littérarité et de la sensorialité, que celles-ci sont des moteurs de communauté, malgré le différend, qu’il y a en ces singularités un potentiel et dans leur partage une sensibilité qui se propage. cette écriture prend le parti du texte formant des altérités réciproques, soi et autre en suite.

c’est une posture d’écriture qui dialogue avec l’œuvre, entrainant l’expérience physique, affective et théorique dans ses vecteurs imaginaires.

une pensée pratique. elle fait ce qu’elle dit, dans la mesure du possible, dans les cadres de sa discipline, ouvrant sa grille, prenant des marges de liberté.

un récit dis·sensuel, aux protagonistes non autoritaires.

ce n’est pas l’histoire de l’art, au sens traditionnel de cette conception, mais plutôt une affaire de créations, qui se négocie avec l’œuvre dans la rencontre, l’écart et l’échange.

le trajet du projet, savoir vivre émanent, compte ici pour beaucoup et l’apport de sa lecture tout autant.

à travers l’expérience interactive de quatre créations – « prenez soin de vous », de sophie calle, « for chicago », de jenny holzer, « listening post », de ben rubin et mark hansen et « flußgeist », de gregory chatonsky –, j’explore et propose des modes alternatifs d’écritures, d’expériences et de savoirs à l’œuvre, sous le principe pluripoïétique de la transécriture. 

j’y fais aussi dialoguer un corpus textuel qui travaille littéralement la matière des oeuvres, écrits provenant des auteur.es anne cauquelin, samuel archibald, françois recanati, samuel bianchini et jens hauser.


un environnement de pensées stimule cet ensemble — jacques rancière, jean-françois lyotard, jacques derrida, jean-marie schaeffer, jean-pierre fourmentraux, roberto barbanti et pierre lévy y font figures d’influence parmi bien d’autres —, où la présence de femmes et d’idées euroexcentrées gagnerait à être accrue, en rétrospective. 

la conception du deep listening, comme pensée par pauline oliveiros, le traverse

mon dispositif de recherche déploie une dialogique coconstructive — guidée par la pensée complexe d’edgar morin —, faisant cohabiter plusieurs éléments sans chercher à réduire les tensions qu’implique leur corps à corps, ainsi qu’une méthodologie intuitive et empirique de nature abductive — inspirée de charles sanders peirce —, sans pour autant exclure les apports théoriques traditionnels.


ma visée est de valoriser la pratique de l’écriture et de positionner son ouvrage en tant qu’œuvre de mouvements et d’engagements dans l’économie de l’art, puis de situer l’ensemble des idées pratiquées au sein d’une écologie de la pensée en acte, prenant ici assise sur cette prémisse de john austin : quand dire c’est faire.